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mardi 7 décembre 2010

Lutte contre la déforestation : l’affaire de tous




A la veille de Noël où le sapin est mis à l’honneur, l’ADEME prodigue quelques conseils pour verdir ces fêtes de fin d’année. Chaque année, ce sont près de six millions de sapins qui intègrent les salons des Français. Parmi ce chiffre, ce sont 5 millions de sapins naturels dont 80% sont issus d’exploitations françaises. Les sapins naturels restent selon l’ADEME la solution à privilégier, les sapins en plastique ou en métal, même s’ils sont réutilisables chaque année, étant fabriqués à l’autre bout du monde en des matériaux non recyclés. Mais si le sapin reste à l’honneur durant ces fêtes de noël, ce n’est pourtant pas cet arbre qui est au cœur des discussions. En effet, le Sommet de Cancun réunit l’ensemble des Etats pour traiter des enjeux liés au climat parmi lesquels se trouve l’enjeu de la déforestation. Parmi les principales causes de la déforestation, ce ne sont évidemment pas les sapins de noël mais la culture de l’huile de palme. Considérant la croissance de la production d’huile de palme, notre « beau sapin » pourrait bien se voir détrôner par le palmier. Retour sur l’actualité relative à la déforestation.

Si le Sommet de Nagoya a permis de prendre des engagements au niveau international sur la protection des forêts, le président brésilien est relativement pessimiste en ce qui concerne le Sommet de Cancun. Il regrette notamment l’absence des chefs d’Etat des principaux pays concernés par le réchauffement climatique, sans qui aucun véritable engagement ne peut être décidé, ainsi que le manque d’empressement de leur part à financer la lutte contre la déforestation. Le président Luiz Inacio da Silva place la lutte contre la déforestation parmi ses priorités et s’est engagé à réduire de 39% ses émissions de GES et à réduire la déforestation de 80% d’ici 2020. La déforestation est la cause de 20% des émissions mondiales de CO2, plaçant ainsi le Brésil en 4e position parmi les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre.
Le Sommet de Cancun est en outre l’occasion pour les pays du Sud d’avancer sur le processus du REDD+ qui leur permettrait de combattre la déforestation et de s’adapter aux conséquences du changement climatique grâce à la constitution d’un fonds de 30 milliards de dollars d’ici à 2012. Plusieurs sources de financement sont à l’étude parmi lesquelles la mise en place d’un fonds multilatéral ou d’un système basé sur le marché du carbone. Le financement par le recours au marché carbone reste cependant vivement critiqué par certaines ONG telles que Friends of the Earth : cette dernière craint que les pays industrialisés privilégient la compensation à la réduction des émissions de carbone et redoute une dévalorisation du prix du carbone qui irait en faveur des industries dépassant leurs quotas. Enfin, elle craint une privatisation des ressources naturelles par les pays du Nord aux dépens des populations locales qui ne profiteraient pas des profits générés par le programme de reforestation.

Mais ce programme de reforestation semble selon Greenpeace être mis à mal par le lobby des industries d’huile de palme. En effet, les producteurs d’huile de palme et de pâte à papier ont prévu de tripler leur production d’ici à 2020, un objectif qui pourrait être menacé par les projets du REDD. Greenpeace a ainsi révélé dans l’un de ses rapports dénommés « REDD Alert » que les industriels prévoiraient de jouer sur les ambiguïtés existantes dans certaines définitions : ainsi, les productions d’huile de palme entreraient dans le cadre de la réhabilitation des forêts en terres dégradées et pourraient dès lors bénéficier des fonds prévus à la reforestation. Rappelons-le, l’Indonésie fait partie des pays les plus touchés par la déforestation, une catastrophe environnementale qui fait la fortune de certains : les 40 hommes les plus riches de l’archipel doivent leur fortune aux exploitations des mines de charbon et d’huile de palme.

La lutte contre la déforestation constitue depuis longtemps l’une des priorités des ONG environnementales. Elles ont notamment pour objectif d’alerter l’opinion sur les origines de la déforestation parmi lesquelles, les cultures d’huile de palme par les industriels. Cette huile bon marché, plus connue sur les étiquettes sous le nom « d’huile végétale » se retrouve en effet dans de nombreux produits de consommation courante. Ainsi, Greenpeace a dénoncé ces pratiques industrielles en prenant pour cible l’un des géants de l’alimentaire, Nestlé : on se souvient ainsi d’une vidéo diffusée sur Internet qui montrait un employé d’entreprise mangeant des doigts d’orang-outan soigneusement emballé dans un sachet Kitkat. Le buzz a fonctionné, Nestlé ayant depuis renoncé à acheter de l’huile de palme. De la même façon, d’autres entreprises ont également cessé à utiliser cette huile végétale parmi lesquelles le groupe Findus, Burger King ainsi que le distributeur Casino en mars dernier. Le groupe Ferrero quant à lui refuse de se passer de cette huile, indispensable à la conception de ses produits alimentaires. Cependant, Ferrero a d’ores et déjà exclu l’achat d’huile de palme issue d’Indonésie et s’est engagé à s’approvisionner petit à petit en huile de palme certifiée durable par le « Roundtable on Sustainable Palm Oil » (RSPO) créé par le WWF.

L’engagement des entreprises ne se limite pas à l’utilisation de l’huile de palme. En effet, on peut notamment citer l’exemple de Castorama qui s’est vu récompensé par le FSC International pour son implication relative à la certification et la promotion de ce label. Cette récompense est certainement le fruit d’un partenariat actif avec WWF qui l’accompagne dans l’élaboration de sa stratégie Bois.

Par ailleurs, le 30 juin dernier, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a présenté le Club Carbone forêt-bois dont l’objectif est de valoriser le carbone stocké dans les forêts françaises et les produits à base de bois. Ce club a pour objectif de réunir l’ensemble des acteurs français, publics et privés, souhaitant réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) par le biais des forêts françaises : pouvoirs publics, acteurs financiers, les gestionnaires des forêts, et, notamment, les entreprises souhaitant compenser leurs émissions de GES via des projets forêt-bois au niveau national. Ainsi, on peut notamment citer comme intervenants, la CDC Climat, l’Office National des Forêts (ONF et ONF International), le FCBA, l’ASFFOR, etc.


Le sommet de Cancun, qui prendra fin le 10 décembre prochain, est par ailleurs l’occasion pour France 5 de diffuser le documentaire de Patrick Rouxel dénommé « Green » qui, à travers l’histoire d’un orang-outan alerte l’opinion sur les conséquences liées à la déforestation. La lutte contre la déforestation est en effet l’affaire de tous : elle concerne aussi bien les Etats qui doivent financer les projets de reforestation ; les entreprises par le biais, notamment, de leurs politiques d’achats ; les ONG environnementales qui, notamment, dénoncent les dérives relatives à la gestion du bois ; et enfin des consommateurs via des comportements d’achats responsables.


Sources et compléments d’informations :

Le Monde, « La conférence de Cancun sur le climat "ne va rien donner", estime Lula » (01/12/2010)
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/12/01/la-conference-de-cancun-sur-le-climat-ne-va-rien-donner-estime-lula_1447688_3244.html

20 Minutes, « Sommet de Cancun: d'abord pour lutter contre la déforestation » (29/11/2010)
http://www.20minutes.fr/article/630777/planete-sommet-cancun-abord-lutter-contre-deforestation#xtor=RSS-148
Courrier International, « De l'huile qui fait des milliardaires » (06/12/2010)
http://www.courrierinternational.com/breve/2010/12/06/de-l-huile-qui-fait-des-milliardaires

Greenpeace, « L’accord historique de protection de la forêt indonésienne mis en péril par l’industrie » (23/11/2010)
http://forets.greenpeace.fr/laccord-historique-de-protection-de-la-foret-indonesienne-mis-en-peril-par-lindustrie

Vidéo Youtube, « Greenpeace dénonce Nestlé, qui contribue à la déforestation en Indonésie »
http://www.youtube.com/watch?v=hgcHTHGu5tA

Actu-Environnement, « La CDC lance le Club carbone forêt-bois pour valoriser la séquestration du CO2 par la filière forestière » (01/07/2010)
http://www.actu-environnement.com/ae/news/cdc-bois-fond-sequestration-10592.php4

Sciences et Avenir, « Mon beau sapin... végétal ou artificiel pour ce Noël ? » (02/12/2010)
http://www.sciencesetavenir.fr/depeche/nature-environnement/20101130.AFP6560/mon-beau-sapin-vegetal-ou-artificiel-pour-ce-noel.html

WWF, « Castorama récompensé par le FSC International pour la promotion faite de ce label » (25/10/2010)
http://www.wwf.fr/partenariats-entreprises/actualites-de-nos-partenariats/castorama-recompense-par-le-fsc-international-pour-la-promotion-faite-de-ce-label

vendredi 30 octobre 2009

Bâtiment écologique: en travaux


On le sait déjà, le secteur du bâtiment est l’un des plus grands consommateurs en énergie. C’est pourquoi il est le fruit de nombreuses réflexions et actions afin de diminuer son impact énergétique.

Jean-Louis Borloo et Benoist Apparu ont ainsi présenté les premières avancées du Plan Bâtiment du Grenelle de l’environnement. Le gouvernement se vante ainsi d’avoir largement dépassé ses objectifs : 10 fois plus de logements certifiés BBC (Bâtiment Basse Consommation) que prévus pour 2009, un investissement engagé de 1,7 milliards d’euros de travaux de rénovation thermique qui ont généré près de 45 000 emplois, un investissement également très important pour la rénovation énergétique des bâtiments de l’Etat, et enfin la création d’un pilotage quotidien du Plan Bâtiment.

Le 29 octobre dernier, le GIE « Enjeu Energie Positive » a quant à lui présenté ses premières recommandations pour la diminution de la consommation énergétique dans les immeubles de bureaux, et ce, suite à un an de réflexion. Ce GIE a été créé en 2008 à l’initiative de Bouygues Immobilier en partenariat avec les entreprises Lexmark, Philips, Schneider Electric, Siemens, Sodexo, Steelcase et Tandberg, auxquelles viendront se joindre en 2010 Intel et Tenesol, filiale commune de Total et EDF. Parmi les recommandations prononcées, on peut notamment citer la généralisation de l’utilisation des éclairages LED, une optimisation des infrastructures, du matériel et des pratiques d’exploitation en restauration collective ainsi que la mise en place d’outils de suivi de performance énergétique via le recours à un cabinet d’études (indépendant ?) ou via la nomination d’un Responsable énergie et environnement au sein des entreprises.

Enfin, parmi les nouvelles initiatives, suite à l’établissement d’un nouveau protocole par l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (l’Affset), on pourrait bientôt voir apparaître un système d’étiquetage sur les produits de construction. Ce protocole est le fruit du constat en 2006 par le Centre technique scientifique et technique du bâtiment (CSTB) que l’air intérieur de près d’un quart des logements des français était quasiment irrespirable du fait de la pollution dégagée par les composants organiques dégagés notamment par les produits de construction.

Ainsi, dans le secteur du bâtiment et de la construction, la fin octobre a ainsi été marquée par de nombreuses ambitions liées à l’environnement. Une affaire à suivre…

Lien vers le dossier presse du MEEDDM:

mardi 21 juillet 2009

EDF : véritablement engagé en faveur du développement durable ?


EDF est-il véritablement engagé en faveur du développement durable ? C’est une question que se posent de nombreuses associations militant en faveur de l’environnement depuis qu’EDF a porté plainte contre la société Voltalis. En effet, EDF ne voit pas d’un bon œil la commercialisation par Voltalis d’un boîtier permettant la réduction de 5 à 10% de la consommation d’électricité annuelle des ménages (et une réduction de 30% de CO2). Le fournisseur d’électricité a ainsi exigé que Voltalis compense ce manque à gagner par le versement d’une indemnisation. La CRE (Commission de Régulation de l’Energie) a pris en charge ce dossier et a donné raison… à EDF. Voltalis devra ainsi indemniser l’ensemble des fournisseurs d’électricité (EDF, GDF Suez, Direct Energie, etc…) afin de pouvoir commercialiser cette innovation. La nouvelle a déclenché une vive réaction de la part des associations et du parti écologiste, ce dernier dénonçant une décision allant strictement à l’encontre du Grenelle de l’Environnement et de l’intérêt des consommateurs.

Face à ces critiques, le CRE s’explique : le boîtier permet de réduire la consommation d’électricité des ménages mais le niveau de production des fournisseurs reste le même. La CRE considère que les fournisseurs d’électricité doivent être rémunérés en fonction de la production et non en fonction la consommation. Le manque à gagner d’EDF subsiste par une baisse de la consommation pour un niveau de production égal. Le CRE a également précisé que la société Voltalis bénéficiera d’une rémunération par le réseau national RTE (Réseau des Transports de l’Electricité), au même titre que les fournisseurs d’électricité.

Cette décision est-elle réellement justifiée ? Quoiqu’il en soit, le boîtier finira malgré tout par voir le jour et permettra aux consommateurs de réduire leur facture d’électricité.

lundi 20 juillet 2009

« Green is good », pour les salariés engagés


« Green is good » est un nouveau site Internet dedié aux salariés d’entreprise sensibles aux enjeux du développement durable. Ce site interactif vise non seulement à informer les salariés sur les « bonnes pratiques » à mettre en place au quotidien au sein de leur entreprise mais aussi de publier les témoignages de différents acteurs, des salariés aux professionnels du développement durable.

Lien vers le site Internet « Green is Good » :
http://www.greenisgood.fr/

lundi 29 juin 2009

Environnement : les banques sont encore montrées du doigt par les ONG


Depuis la transformation du Codevi en LDD, les banques semblent avoir adopté un comportement plus responsable, plus respectueux de l’environnement. Elles ont engagé des campagnes de communication notamment par le biais d’Internet (ex : la Banque populaire avec le site developpementdurable.banquepopulaire.fr), elles ont développé des produits adaptés (prêts verts, fonds ISR,…), et se sont même engagées dans des campagnes de sensibilisation adressées à leurs salariés (ex : HSBC avec la nomination d’un salarié référent dénommé « Climate Champion », remboursement des abonnements velib’ ou bien même, organisation d’une journée pour nettoyer certains sites). Mais au-delà des apparences, il semble aussi subsister des zones d’ombres… que les ONG n’ont pas hésité à relever. Car derrière toutes ces campagnes de communication, certaines banques financent des entreprises dont l’activité ne répond pas à l’éthique et aux valeurs qu’elles peuvent véhiculer.
Ainsi, la BNP Paribas avance la phrase qui suit dans son rapport de Développement Durable :

« Avec l’Institutional Investors Group on Climate Change (IIGCC) et le Carbon Disclosure Project, BNP Paribas Asset Management oeuvre à la prise en compte de l’enjeu du changement climatique dans les décisions d’investissement. BNP Paribas Asset Management est aussi membre fondateur de l’Enhanced Analytics Initiative (EAI) à travers laquelle le Groupe a pris la décision d’attribuer 5 % de ses budgets de commission au développement de l’analyse extra-financière. BNP Paribas participe au mouvement britannique Business in the Community (BITC) qui regroupe plus de 700 entreprises et dont l’objectif est de promouvoir le comportement responsable des entreprises dans la société. »

http://media-cms.bnpparibas.com/file/66/6/bnp_rse_complet.6666.pdf

Mais aucune ligne ne traite du financement du projet de construction d’une centrale nucléaire à Belene en Bulgarie… sujet très controversé et pour cause, il s’agit d’une zone sismique…

Des ONG de différents pays européens (parmi lesquelles on peut retrouver « Les Amis de la Terre ») ont ainsi réalisé un site Internet permettant de lister les financements peu éthiques et très controversés des banques qui se disent respectueuses de l’environnement. Parmi les banques françaises figurent BNP Paribas, Société Générale et le Crédit Agricole. Les internautes, en allant sur ce site, peuvent ainsi soutenir l’action des ONG en envoyant un message type à leur banque. Les ONG incitent les clients à interroger leur banque (mais le conseiller est-il le bon interlocuteur pour répondre à ce genre de questions ????), et à se rediriger vers des banques plus éthiques.

Les banques auraient-elles ainsi un double visage ? Le discours des banques concernant l’environnement correspond-il réellement aux valeurs de l’entreprise ou n’est-il qu’un simple outil de communication…erroné?

http://www.secretsbancaires.fr/#/fr

jeudi 25 juin 2009

Eco-emballages communique son plan d’action d’ici 2012



Après le scandale lié à ses placements financiers, Eco-emballages entend bien améliorer son image en communiquant sur un plan d’action ambitieux et en phase avec les objectifs du Grenelle 1. L’entreprise vise ainsi à atteindre le pourcentage de 75% des déchets d’emballages recyclés en 2012. Pour financer ce projet, l’eco-organisme prévoit d’augmenter de 25% la contribution des adhérents, producteurs d’emballages dès le 1er janvier 2010. Eco-emballages souhaite également approfondir la prévention auprès des entreprises et travailler en étroite collaboration avec les collectivités pour tout ce qui concerne le tri et la collecte des déchets.

Le tri des déchets fait partie des priorités de l’Etat, et pour cause ! Selon une étude publiée par l’ADEME, si les français sont de plus en plus nombreux à trier leurs déchets, le volume de ces déchets par habitant a encore augmenté pour atteindre le chiffre de 391 kilos par an (Ce chiffre était estimé à 360 kg de déchets par an par habitant en 2005.).

mercredi 24 juin 2009

Les étudiants innovent pour réduire l’empreinte carbone individuelle


Les vêtements durables sont les grands gagnants de la 5e édition du Concours Génération Développement Durable organisé par le magazine La Recherche, l’Ademe, et Generali. A l’origine du projet, l’étudiante de l’école de design de Nantes Magalie Pedrono. L’objectif de ce concours est d’inciter les étudiants à réfléchir sur des solutions durables visant à réduire notre empreinte écologique au quotidien. Parmi les lauréats figurent également des étudiants ayant développé un outil qui permet de mesurer sa consommation quotidienne et de donner des solutions adaptées pour réduire son empreinte écologique, et des étudiantes qui ont inventé un concept d’appareil à raclette dénommé « ABI » moins polluant et recyclable.

lundi 22 juin 2009

Innovation : lancement de la poubelle écologique aux Etats-Unis

BigBelly Solar réinvente la poubelle des lieux publics. Son concept de poubelle écologique contient un compacteur autonome qui fonctionne à l’énergie solaire. Ainsi, dès que la poubelle est remplie, un détecteur permet de mettre un marche un compacteur qui aplatit les déchets accumulés. De cette façon, la capacité de la poubelle est multipliée par cinq. Les bienfaits de cette invention sont multiples : elle permet de réduire de 80% le rythme de collecte des déchets par les camions-poubelles et ainsi de réduire le carburant utilisé ; il s’agit d’une poubelle plus propre évitant un débordement des déchets ; plus encore, la société a développé un concept en plusieurs compartiments permettant le tri des déchets.

BigBelly Solar a conclu un contrat avec la société de ramassage et de traitement des déchets Waste Management afin d’équiper les collectivités locales de ses poubelles intelligentes. Elles devraient ainsi apparaître de plus en plus sur les lieux publics des villes américaines. Les villes de Boston et de Philadelphie ont déjà adopté ce concept. A quand les poubelles solaires en France ?

http://www.bigbellysolar.com/


jeudi 18 juin 2009

L'Assemblée dit "oui" au Grenelle 1


Le projet de loi « Grenelle 1 » a été adopté à la quasi unanimité : 466 voix pour, 5 contre et 21 « blancs ». Le Grenelle 1 est établi afin de définir les grandes orientations du Grenelle. Après une première lecture en octobre 2008, le texte a été transmis au Sénat pour relecture. Il est ensuite revenu entre les mains de l’Assemblée en ce mois de juin afin qu’il soit définitivement adopté. Cette étape franchie, l’Assemblée pourra se concerter sur le projet « Grenelle 2 » dès septembre prochain. Le « Grenelle 2 » est un texte de loi visant à déterminer des objectifs précis pour la mise en place des orientations prévues dans le « Grenelle 1 »…

Si les associations et ONG s’enthousiasment du vote quasi unanime de l’Assemblée en faveur du « Grenelle 1 », elles accusent une lenteur de la part de ces institutions concernant l’étude de ces textes de loi.


jeudi 4 juin 2009

Les salariés mettent un carton rouge à leur entreprise


46% des Français pensent que leur entreprise ne fait rien ou presque rien en faveur de l’environnement. Tel est le résultat du sondage réalisé par l’entreprise LinkedIn, à l’approche de la Journée Mondiale de l’Environnement qui se tiendra le 5 juin au Mexique. Cette étude révèle notamment le manque d’information à destination des salariés : 23% d’entre eux disent ne pas connaître la politique engagée en la matière. L’étude a été réalisée à partir des réponses de 740 personnes.

Les résultats de cette étude sont-ils le reflet d’un manque d’implication des entreprises en faveur de l’environnement ou tout simplement d’une absence ou manque d’information à destination des salariés ?

jeudi 28 mai 2009

Performance, risques financiers et développement durable



Jones Lang LaSalle met à disposition des investisseurs français le service « Third Dimension » afin d’évaluer le potentiel « développement durable » de leur portefeuille financier.


En d’autres termes, ce service permet d’évaluer « l’exposition de leurs portefeuilles aux risques liés aux exigences du développement durable » (Franz Jenowein, directeur Conseil et Etudes Développement Durable chez Jones lang LaSalle). Les fonds sont analysés sur la base de 24 critères et permet donc une analyse détaillée du contenu du fonds. « Third Dimension » vient ainsi en complément des fonds ISR. L’outil permet de responsabiliser les investisseurs qui peuvent inclure dans leur choix d’investissement un critère éthique, en plus des seules notions de performance et de risque. Le lancement de ce dispositif concerne la France, les Pays-Bas et l'Allemagne et a déjà fait ses preuves en Angleterre.

http://www.businessimmo.info/pages/lettre/fiche.php?s_code=090528F3766


mercredi 27 mai 2009

Exemple d’une imprimerie durable

L’imprimerie Villière met le développement durable au centre de ses préoccupations. Elle a ainsi présenté au cours de la Journée Biodiversité de Feigières son eco-blog visant à informer et sensibiliser les internautes sur le respect de l’environnement. Plus encore, après avoir obtenu le statut Imprim’Vert®, l’entreprise vise à obtenir la certification FSC (Forest Stewardship Council – traduit littéralement par conseil de soutien à la forêt.). Enfin, l’imprimerie compte également parmi ses projets la réalisation d’un Bilan Carbone®.



lundi 25 mai 2009

Nouvelle formation pour des entrepreneurs en herbe, à Lille


Former des entrepreneurs spécialistes du développement durable, telle est l’initiative de Jean-François BELL, président de Lille Métropole Initiative. Dès octobre prochain, des étudiants entrepreneurs pourront profiter d’une formation complète leur permettant de créer une entreprise dont l’activité est centrée sur le développement durable. Les deux premiers mois seront consacrés à les informer sur les différentes structures existantes à travers une série de séminaires. Les sept mois suivants, les étudiants verront leur journée rythmée par une matinée d’apprentissage théorique suivie d’un après-midi consacré à leur projet d’entreprise. Pour éviter que les étudiants soient submergés par le stress, un coaching sportif alliant sport et détente est prévu dans le cadre de la formation. Au terme de la formation, les entrepreneurs en herbe pourront rejoindre une pépinière d’entreprise et bénéficier d’un tutorat de trois ans. Plus encore, pour permettre la réalisation du projet, un prêt d’honneur devrait être délivré par le Réseau France Initiative. La formation « eco-entrepreneurs en Développement Durable » se tiendra à l’Université Catholique de Lille et son coût annuel est évalué à 6 500 €.

mercredi 20 mai 2009

Début des inscriptions pour le Trophée "Entreprises et Environnement 2009"


Le Trophée Entreprises et Environnement s’adresse à toutes les entreprises ayant engagé des démarches significatives afin de réduire leurs impacts sur l’environnement. Ce concours est organisé par le MEEDDAT en partenariat avec le Crédit Coopératif et l’association Orée. Des prix vont être délivrés aux entreprises lauréates dans 4 catégories distinctes : Ecoproduit pour le développement durable, Management et initiatives pour le développement durable, Coopération internationale pour le développement durable, et Technologies économes et propres. En outre, les dossiers des lauréates seront transmis à la Commission Européenne pour participer à un concours de plus grande envergure, les European Business Awards for the Environment. Les entreprises ont jusqu’au 10 juillet pour déposer leur dossier.

mardi 19 mai 2009

Michelin : 4e édition du rapport de Développement Durable


Michelin publie la 4e édition de son rapport Performance et Responsabilité 2007-2008. Ce type de rapport est publié tous les 2 ans par le groupe afin d’informer sur leurs actions et engagements en matière de développement durable. Le rapport est construit autour de 5 valeurs : le respect des clients, des personnes, de l’environnement, des actionnaires et le respect des Faits. Ce rapport permet notamment de mettre en avant l’impact environnemental des pneumatiques à chaque étape de son cycle de vie. On apprend notamment que le groupe travaille à l’amélioration énergétique des produits avec le déploiement notamment du pneu Michelin Energy Saver pour les véhicules de tourisme, et Michelin X Energy SaverGreen pour les poids lourds. Michelin a également amélioré l’efficacité énergétique de ses usines grâce à un suivi plus strict de leurs impacts environnementaux et à la mise en place d’installations d’énergie renouvelable.


lundi 18 mai 2009

En ligne pour ta planète, 3e édition, du 9 au 11 juin prochain



« En ligne pour ta planète » est un site Internet qui donne régulièrement rendez-vous aux internautes pour qu’ils puissent dialoguer en ligne avec des chefs d’entreprises, des associations, ainsi qu’avec des ONG sur les questions ayant trait au développement durable. C’est une occasion de débattre et de les questionner sur leur engagement. Bref, de quoi satisfaire la curiosité de tout internaute qui se pose des questions sur cette notion de « développement durable » dont on entend beaucoup parlé mais qui reste flou pour un bon nombre d’entre eux.

En novembre dernier, les internautes ont pu dialoguer avec notamment Bernard Hérodin, DG de Eco-Emballages, avec Jacques Rocher, Directeur du Développement durable et Prospective du groupe Yves Rocher, avec des représentants de Danone Eaux France, ainsi qu’avec des organismes tels que Greenpeace et WWF. Bref, des intervenants de choix qui, à travers ces chats, font preuve de transparence et de disponibilité en expliquant aux consommateurs et citoyens que nous sommes l’objet de leurs actions.
Rendez-vous le 9 juin !

« En ligne pour ta planète » est une initiative de Canalchat Grandialogue, créateur de site d’intermédiation.

Compte-rendu de la 2eme édition: http://www.enlignepourtaplanete.com/index.php?jour=Mardi

RDV le 9 juin sur: http://www.enlignepourtaplanete.fr/

jeudi 7 mai 2009

Nouveau salon sur le thème du développement durable


Le 14 et 15 mai prochain aura lieu la 1ère édition du salon Positiv’AGORA 2009, l’un des 4 salons professionnels organisés par AGORA Einstein (Sophia Antipolis). Le salon traitera notamment des sujets suivants :

- Les enjeux du développement durable : comment concilier l’économique, le social et l’environnemental pour optimiser la performance globale de l’entreprise ?
- Entreprises et développement durable : les facteurs clés du succès

Ce salon sera notamment l’occasion d’effectuer un partage d’expérience entre professionnels afin de trouver de solutions durables notamment en faveur de l’environnement. C’est également l’occasion de montrer que le développement durable peut aller de paire avec les notions de performance et d’innovation.

http://www.agora-einstein.fr/upload/pdf_salons/129_1erCPressePositiv-Agora200926032009.pdf
http://www.positiv-agora.com/FR/index.php
http://www.agora-einstein.fr/presentation.php

mercredi 6 mai 2009

Mobilisation des apprentis ingénieurs sur les projets « développement durable »


La Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d’Ingénieurs (CDEFI) organise du 1er au 5 juin « la semaine des ID ». Cet évènement a pour objectif de mettre en avant 16 projets de développement durable préalablement sélectionnés. Parmi les projets qui seront présentés, on peut notamment citer celui de l’ENSIAME intitulé « Entreprenariat et DD », celui de l’Ecole de l’air (« Tutorat et formation au développement durable ») ou celui de Polytech 21 qui développe un « catalyseur d’initiatives durables pour tous sur le net ».

Cette semaine sera également rythmée d’actions locales effectuées à l’initiative des écoles d’ingénieurs, ainsi que d’actions nationales organisées par le CDEFI.

mardi 5 mai 2009

Ericsson publie son rapport « Responsabilité d’entreprise et développement durable »


En 2008, Ericsson s’était fixé un objectif de réduction d’émission de carbone de 40% sur 5 ans. Sur cette première année, l’entreprise a déjà diminué sa consommation de 10%. L’entreprise se veut ambitieuse et affiche sa volonté de développer des technologies propres, problématique mise au cœur de ses travaux de R&D. Elle rappelle également à travers ce rapport ses exigences concernant ses fournisseurs : ceux-ci doivent en effet respecter le Code de conduite rédigé par Ericsson comportant à la fois des exigences sociales et environnementales.
Ce rapport annuel est aussi une occasion pour l’entreprise Ericsson de rappeler le rôle des TIC et du secteur des télécommunications dans le combat contre le réchauffement planétaire. Ericsson affiche clairement sa volonté d’intégrer ces secteurs dans les débats sur le Climat qui aura lieu à Copenhague en fin d’année.

Pour rappel, l’entreprise Ericsson a développé une nouvelle gamme de produits respectueuse de l’environnement. Il s’agit de la gamme GreenHeart. Ces produits originaux sont conçus avec un boîtier en plastique biodégradable, d’un clavier en matière recyclée, et, notamment, d’un chargeur permettant d’effectuer des économies d’énergie (consommation de 3,5 mW en mode veille).

On notera également que l’entreprise Sony Ericsson a été désignée « l’entreprise d’électronique la plus écologique de l’année 2008 » par Greenpeace.